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Un débat de société sur la violence à caractère sexuel dans les universités


Le projet de recherche a été initié en 2013, alors que survenait, à l’UQAM et ailleurs, un débat autour d’initiations étudiantes à caractère sexiste, homophobe et raciste et, plus largement, sur les enjeux de la violence sexuelle dans les universités, incluant le harcèlement.

En septembre 2013, une lettre, cosignée par une soixantaine d’enseignants.es, a été envoyée à l’administration de l’UQAM pour demander une politique institutionnelle antisexiste incluant la mise en place d’un Comité de travail multipartite afin de mieux encadrer les initiations étudiantes. Six des signataires de la lettre ont été conviés.es à présenter leur position lors d’une séance du Conseil à la vie étudiante, composé notamment de professeurs.es, d’étudiants.es et de représentants.es des syndicats.

Les signataires ont ainsi réclamé une politique institutionnelle antisexiste se déclinant en trois volets :
1) création d’un Comité multipartite sur les initiations;
2) proposition d’un éventail d’actions de luttes et de services en lien avec les agressions sexuelles;
3) actions spécifiques qui ciblent particulièrement le corps enseignant et leurs comportements sexistes.

Le besoin de documenter la situation à l’UQAM par le biais d’une recherche a été identifié dans le cadre de ce débat.

En 2014, grâce au soutien du Réseau québécois en études féministes (RÉQEF), une équipe indépendante a mis en chantier cette recherche, sous la direction de Manon Bergeron, professeure au Département de sexologie de l’UQAM. Elle s’appuie sur l’expertise des cochercheures Martine Hébert, également professeure au Département de sexologie de l’UQAM, et Sandrine Ricci, doctorante en sociologie et chargée de cours à l’UQAM. Ce projet se réalise aussi en étroite collaboration avec Lyne Kurtzman du Service aux collectivités de l’UQAM et Nathalie Duhamel du Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS).

En 2015, le projet a pris de l’ampleur : des chercheures de six universités participent d’ores et déjà à cette recherche, première initiative du genre au Québec.

La collecte des données pour notre enquête est maintenant terminée, nous remercions toutes les personnes qui ont répondu au questionnaire. Cette étude est la première du genre au Québec, veuillez rester à l’affût pour la publication des résultats !